• Constat / Insertion des jeunes chercheurs

Plusieurs études réalisées depuis 1996 ont montré les problèmes croissants d’insertion professionnelle, rencontrés par les doctorants. Le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche réalise en ce moment même une étude sur les compétences professionnelles des doctorants, faisant un point sur leur parcours et leur avenir au sein de la recherche française. 

Le problème est d’autant plus alarmant pour les doctorants en sciences humaines et sociales, qui se retrouvent plus que les autres en difficulté d’insertion.

« Selon la dernière enquête du CEREQ, 38% des 10 000 docteurs diplômés en 2001 travaillaient en 2004 dans le secteur privé contre 62% dans le Public. Ces données s’expliquent par les difficultés d’insertion dans le secteur privé et le grand nombre de thésards se dirigeant vers l’enseignement supérieur et la recherche publique, dont près d’un quart ont un poste non statutaire. Dans les faits, nombre d’entreprises restent réticentes à embaucher de jeunes docteurs ayant effectué leur formation dans un cadre uniquement académique »

[…] Les docteurs eux-mêmes, formés au sein de la recherche publique, ne savent pas toujours valoriser leurs compétences face aux recruteurs, et sont peu enclins à intégrer un secteur privé qu’ils connaissent mal »*

  • Les manques identifiés

- Le manque de valorisation des compétences et savoir-faire spécifiques aux sciences humaines et sociales,
- Le manque de valorisation des potentiels opératoires pour l’action publique et le marché « études/recherches »,
- Le manque d’information,
- Le manque d’accompagnement ,
- Le manque d’expérience professionnelle.

  • La réponse de SEA EUROPE

« L’accompagnement vient réduire certains blocages, aider à franchir des obstacles,
restaurer la confiance en soi,
ranimer le désir d’entreprendre »

(note de travail OPALE « Les associations accompagnent des projets, pourquoi faire »)

SEA entend leur donner les moyens d’une meilleure connaissance des acteurs du monde du travail et des outils à développer.

- Créer des passerelles entre l’entreprise et la recherche (réseaux, différents commanditaires…), le marché des études et de la recherche ;

- Valoriser les savoir-faire, les compétences et la méthodologie spécifique aux sciences humaines ,

- Enrichir leur formation de chercheur d’une expérience professionnelle, que bon nombre de recruteurs exigent ,

- Développer un réseau d’acteurs et de contacts professionnels, pour ouvrir les perspectives d’emploi.

* La lettre de l’ANRT (association nationale de la recherche technique), Dossier l’emploi scientifique, « Quelle place pour les jeunes chercheurs en France », janvier 2006.